Booster le moral des troupes

Booster le moral des troupes

… en période de crise

Cet auteur américain disait “Diriger c’est vendre de l’espoir”, Au moment où les mauvaises nouvelles tombent les unes après les autres, garder un moral au Top relève du miracle? Non, cela relève de la vraie posture de dirigeant de leader? car c’est maintenant où jamais le temps d’incarner son style de direction unique et singulier.

Alors, vous allez vendre de l’espoir? ou de la peur?

Pas de théorie, pas de blablas dans cet article, une série de conseils en forme de Checklist ou mémo pour le dirigeant qui doit animer ses équipes au quotidien, dans un contexte chaotique:

  1. Le moral du dirigeant: la première question à laquelle le dirigeant doit savoir répondre de manière honnête c’est “comment il se sent lui-même”, beaucoup vont me répondre: “je n’ai pas le temps de savoir comment je me sens, j’ai une crise à gérer”. Et pourtant, c’est ce point qui fera toute la différence, la capacité du dirigeant à être connecté à son état émotionnel et à le transcender ce qui donnera toute sa puissance aux actes d’animation d’équipe.

Il ne s’agira pas de dénier le stress ou la peur, il ne s’agira pas de faire du “positivisme tarte à la crème”, non, il s’agira de:

  • apprivoiser les peurs et stress qui sont là?
  • les gérer (à quel niveau de risque concret s’apparentent-elles)?
  • Quelle est ma part d’action? à quelles ressources internes ou externes je peux faire appel pour transcender ces peurs et stress?
  • S’agit-il de peurs réelles ou fantasmées ?
  • Il y a des personnes que le stress inhibe et d’autres que le stress “booste”, l’excès de l’un ou l’autre a des grands désavantages. 

Et c’est très intéressant à observer auprès de la communauté de dirigeants: il y en a que cette crise booste, et qui compensent pas l’hyperactivité et l’agitation, et d’autres que ce contexte inhibe et qui compense par l’hyper-réflexion, la bonne réponse est certainement entre les deux et peut se résumer dans le mot CONSCIENCE, rester conscient à chaque instant de ce qui se passe en soi et autour de soi, et AGIR en conséquence.

Les neurosciences ont démontré, à quel point le stress impact la qualité des connexions neuronales, et empêche d’en créer des nouvelles (vos nouvelles autoroutes neuronales est l’équivalent de vos nouvelles idées, nouvelles solutions pour traverser la crise)

Toute cette partie de ‘“l’intelligence émotionnelle” et de “gestion de stress” va contribuer à la qualité et à l’impact de vos actions de communication en particulier et de toutes vos actions en général.

2. L’alignement du dirigeant: le challenge de cette période au vu du bruit ambiant, ça va être “sur quoi je mets le focus?”

Il y a eu d’abord, l’urgence de la gestion organisationnelle des équipes, de la gestion familiale

Maintenant sur quoi mettre la priorité? par quoi commencer? pour continuer à être en mouvement, pour cette partie, voici les questions à se poser:

  • Quel était l’objectif initial? la stratégie? le projet d’entreprise?
  • En quoi le contexte actuel peut contribuer à l’atteindre? (oui, oui: toute crise amène son lot d’opportunités)
  • Si tel n’est pas le cas, comment le projet d’entreprise et la stratégie peuvent -ils s’ajuster?
  • Sur quoi vous allez mettre la priorité qui vous permettra soit de limiter les dégâts dans un premier temps pour ensuite reprendre votre projet

3. Le process de décision: vous aurez certainement à prendre des décisions pour votre entreprise. Une bonne décision est le résultat d’un bon diagnostic de la situation, d’une vue globale complète de la situation (what is the big picture?)

La peur entraîne souvent une vue limitée de la situation, donc si vous êtes en stress ou épuisé, ne prenez pas de décisions qui peuvent être lourdes de conséquences 

Attendez d’être disponible intellectuellement, d’avoir bien dormi, d’être un minimum reposé.

Dans ce sens, les questions à se poser:

  •  quels sont vos rituels pour vous “recharger en terme d’énergie’?
  • Quel est votre process de prise de décisions? 
  • si vous avez un associé ou un conjoint dirigeant, comment sont répartis les périmètres de décisions?

4. Les décisions prises: oprah winfrey disait “quand on a pris une bonne décision, on est récompensés par la paix”, quand c’est la juste décision, elle découle d’une forte prise de conscience, d’une compréhension complète de la situation et d’une inclusion de soi et de ses valeurs dans cette décision, le niveau de doute en post décision importante, doit être au plus bas. 

D’autant plus, que vous allez communiquer sur ces décisions, donc vous aurez tout intérêt à vous sentir en phase avec, que ça émane de qui vous êtes profondément, de votre style unique et singulier de faire des entreprises et réussir des projets.

Ceci dit, donnez vous le droit à l’expérimentation et à l’ajustement. Il y a aura certaienemnt des allers-retours, car votre niveau d’information et de vision sur la situation va s’enrichir au fur et à mesure

5. Communiquer et manager à distance: voilà une période où il ne faut pas avoir peur de “sur-communiquer”. Laisser place à la non-communication, c’est laisser place aux peurs/projections/fantasmes. Vos salariés ont besoin de savoir: “quel est le cap?

et même si il n’est pas encore clair pour vous, sachez aussi le dire à vos salariés.

Sachez faire un reporting sur la situation actuelle et communiquer votre confiance. Vous êtes le leader, le patron à bord, votre rôle est de rassurer

Tout ces éléments seront facilités par la qualité de la relation pré-établi 

Ce qui est incroyable avec les crises c’est l’effet catalyseur: comme une loupe qui va grossir ce “qui allait”, mais aussi et surtout “ce qui n’allait pas” dans la qualité des relations managériales

Par ailleurs, on peut aussi à voir des surprises, avec des effets inattendus de “cohésion” ou “d’unité”, (on va tous s’unir contre un ennemi extérieur qui est cette crise)

Les questions à se poser à ce niveau sont:

  • A quel rythme, je vais communiquer? journalier, hebdomadaire 
  • Quels besoins expriment les équipes en terme de communication?
  • Comment moi je souhaite communiquer?
  • Quels sont les process mis en place de suivi des objectifs de chacun et des résultats?
  • Comment faire vivre ces process dans le contexte actuel

6. Transmettre sa confiance

Selon les décisions que vous auriez prise pour votre entreprise, pour votre stratégie. Souhaitez vous les communiquer “de cerveau à cerveau” ou “de ventre à ventre”, vous voulez parlez de manière rationnelle et chiffrée, ou vous voulez parler avec vos tripes, sur votre foi en la solidité de votre projet et sur votre capacité à traverser la tempête 

Savoir donner de la puissance à sa communication, c’est savoir faire les deux: parler avec son cerveau et avec ses tripes, faire un diagnostic pragmatique et concret de la situation et communiquer son enthousiasme (racine étymologique: communication divine)

Si on reste sur l’image du “bateau” utilisée dans d’autres articles:

“comment ça se passe pour votre bateau, à quel point est-il dans la tempête? quelles sont les parties les plus touchées du navire? comment va l’équipage? chacun sait-il ce qu’il doit faire et comment? 

où êtes vous en tant que dirigeant dans le bateau? comment vous vous sentez? qu’êtes-vous en train de faire?

Les tempêtes les plus tumultueuses ont une fin et je vous souhaite que celle-ci soit la plus courte possible et avec le moins de dégâts.

Chez AEC nous offrons une bulle discussion de 30 minutes pour faire le point sur votre situation (mindset dirigeant- management des équipes- organisation et stratégie)

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